L'équipe d'Anne-Lise Giraud à l'Université de Genève (UNIGE) montre que l’entraînement individuel améliore le décodage de la parole imaginée par une interface cerveau-machine. Un espoir pour les personnes souffrant de troubles du langage.

Les interfaces cerveau-machine ont le potentiel de révolutionner la prise en charge des personnes privées de la parole. Le décodage de notre langage interne est cependant extrêmement complexe, notamment en raison des faibles signaux cérébraux qui y sont associés. En demandant à des volontaires d’imaginer des syllabes spécifiques, l'équipe dirigée par Anne-Lise Giraud - directrice de l'Institut reConnect, et directrice de l'Institut de l'Audition - à l'Université de Genève a décodé en temps réel ces signaux neurophysiologiques à l’aide d’algorithmes d’apprentissage artificiel. Elle montre qu’il est possible d’entraîner les individus à mieux imaginer et ainsi à mieux contrôler ces interfaces. Elle précise également les zones cérébrales impliquées dans cette amélioration.
Publiés dans Communications Biology, ces travaux ouvrent la voie à des applications concrètes pour les personnes souffrant d’aphasie.
Bhadra, K., Giraud, A.-L., & Marchesotti, S. (2025). Learning to operate an imagined speech Brain-Computer Interface involves the spatial and frequency tuning of neural activity. Communications Biology, 8(1), 1‑15. https://doi.org/10.1038/s42003-025-07464-7